Dans
le miroir sans tain
plonge le regard
qui nous dévisage
A l’aube sans fard des songes sauvages
Puis
glissent sur l’étain
des éclats de larme
figés par le temps
Fleurie sur l’étame des jours en suspend
Quand
le sourire éteint
des mélancolies
froisse les pétales
Sur la peau salie des mers à l’étale
Les
roses du matin
flétries par le souffle
rauque d’un frimas
Quand le cœur s’essouffle des nombreux traumas
Sous
les draps de satin
l’asthme de l’envie
étouffe le fiel
Les pierres de la vie fendues par le gel
Ces
souvenirs mutins
enclaves des jours
brisés sur la peau
Roulent à rebours sous nos oripeaux
30 juillet 2007 à 11:31 am
bonjour, j’aime beaucoup la construction de ce poème qui nous ramène irrémédiablement vers une situation vécue et la mélancolie, au fil de vos mots, s’insinue ! Souvenirs mélancoliques mais ne vaut-il pas mieux des souvenirs mutins que pas de souvenirs du tout ! Cela veut dire que l’on a aimé !
Poétiquement