à l’heure où les jours se souviennent
un doux parfum de fleur fanée
sur la peau glabre des Hespérides
à l’heure où les jours se craquèlent
une porcelaine au teint livide
referme ses yeux de poupée
à l’heure où les jours se démêlent
dans les cheveux d’une femme aimée
un cheval fou casse sa bride
à l’heure où les jours se retiennent
à la surface qu’un souffle ride
une rivière au rire lassé
à l’heure où la nuit nous emmène
nos corps alors s’étireront
jusqu’à se perdre à l’horizon