On a empilé les rêves
Comme des œufs carrés
Ils ont des coquilles vertes
Dans les nuits dés-étoilées.
Il pleut du soleil bleu.
Face au mur
Tombent des ombres
Frêles craquelures
Du passé.
Les dentelles moribondes
N’ont déjà plus de tiroir
Pour leurs amours vagabondes
Elles pourrissent en mémoire.
S’effondre l’horizon.

Face contre terre
S’ouvrent des tombes
Pour les silences des mystères
Egarés.
Et l’on parle aux chiens
Ils répondent en anglais
En gestes éoliens
L’homme demeure muet.
Ô fantômes du passé,
Laissez dormir les souvenirs
Aux franges de la réalité
Laissez les libres de mourir
Ou de respirer.
25 avril 2007 à 12:20 pm
il pleut du soleil bleu sur les rêves humides
il y a beaucoup (trop) de souffrance dans ce poème, ou je suis peut-être trop sensible, mais il me transperce à chaque lecture
estafilade de l’âme comme l’ouie du violoncelle
une plaie qui ne peut se refermer, ou l’amour serait muet