La vie de chaque homme est un chemin vers soi-même, l'essai d'un chemin, l'esquisse d'un sentier
Herman Hesse

Doublure chair

L’aménité des larmes infiltre le tendre de la chair
Inonde le sentiment arraché au profond d’un coeur famélique
Nourrit de quelques miettes d’allées et venues

La lèvre bleue déteint sur la langue du silence
Le cri se défait du carcan de la voix
Le corps se tait.

Il a neigé des cendres à pierre fendre
Sur le lit sclérosé d’une rivière perdue
Il a plu des pierres à coeur fendre
Puis un matin de décembre l’univers s’est pendu.

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