Dans les plaines ensevelies de poussière
Il paraît que l’on respire encore
De la même manière qu’hier
De l’air.
Dans les rivières brunes et engluées
Il paraît que l’on voit encore
Des galettes comme des galets
D’or.
Etouffées mais qu’à demi
Souffrant mais pas vraiment
Puisqu’on dit
Puisqu’on ment.
Dans leurs yeux débordant de haine
Il paraît que de l’eau coule encore
De la même manière que la peine
S’évapore.
Dans leurs mains aux finitions d’acier
Il paraît que plus douce est la mort
Comme une gomme à effacer
Les remords.
Etouffées mais qu’à demi
Souffrant mais pas vraiment
Puisqu’on dit
Puisqu’on ment.
Souffrir mais qu’à demi
Etouffant mais pas vraiment
Puisqu’on dit
Puisqu’on ment.
Dans leur cœur épuisés de sentiment
Il paraît que l’on désire encore
Comme une guerre à contre temps
Des enfants.
Dans les plaines arrosées par le sang
Il paraît que l’on vit encore
De la même manière qu’avant
Humainement.
Ressentir mais qu’à demi
Eprouvant mais pas vraiment
Puisqu’on dit
Puisqu’on ment
Etouffées mais qu’à demi
Souffrant mais pas vraiment
Puisqu’on dit
Puisqu’on ment.
24 juin 2006 à 10:05 am
j’aime beaucoup ce texte, dans son rythme et ses sonorités aussi bien que dans ce qu’il dit
4 octobre 2008 à 5:36 pm
-Le monde tourne entre violon et violence et le ciel est bleu-