Une version au format Vorbis (format libre) est téléchargeable ici
Les fichiers au format Vorbis se lise très bien avec winamp
Une version au format mp3 est téléchargeable là
Que sommes-nous ?
D’où venons-nous ?
Où allons-nous ?

Le coeur en bandoulière arrimé aux étoiles
À mordre la poussière à siffler dans les voiles
Le soufre de la chair le cri céruléen
Dans un corps en jachère qui trace son chemin

L’empreinte d’une lèvre sur une autre terre
Un rêve de premier pas à des années lumière
Extraire des déchirures par au-dessus les toits
D’infimes éclats d’azur plantés sous nos doigts

Assoiffés par la cupidité des Hommes
Nous avons bu l’acide au cœur des pommes
Avalé l’ignorance cachée dans les pépins
Pétrie par l’arrogance de ces pâles crétins
Nous buvons aux reflets de la science enfin
Dans le puit qu’elle creuse de nos propres mains
S’abreuvant de chacune de ses gouttes de pluie
Qu’elle extrait des ombres profondes de nos nuits

La jonque des érudits point, là-bas, à l’infini,
Tous ces instants-là devaient, donc, être écrits,
Alors que l’aube, ici, tend à se lever,
La vie insigne insignifiance fut ôtée.

Les jours ne devaient vivre que de cruauté,
D’ailleurs, l’ensemble devait bien t’être jeté,
Rien ne devait subsister, tout allait brûler,
Nous étions devenus l’avenir dépassé.
Nous serons donc le souffle qui rallume les braises
D’utopies, trouverons-nous les premières chaises ?
Dans ce monde éperdu où tout est mis au jour
C’est la vie comme un cri, pour ne plus être sourd

Ce n’est rien mon amour
Là où l’on va
Au revers des étoiles
Les horizons sont flous
Ce n’est rien mon amour
Là où l’on va
A l’envers de la toile
L’univers est au bout

Qui étaient-ils d’ailleurs pour nous croire perdus
Pour juger de nos maux pour taire nos élans
Nous serons ces phénix rejaillissant des nues
Les perles d’un azur nos richesses mêlant
Nous crions à tout va et hurlons au présent
Terrassons tous les fous puis écrasons l’ennui
Sans cesse recréons à nos désirs cuisants
Le bonheur d’être ainsi Le bonheur d’être en vie

Le coeur en bandoulière arrimé aux étoiles
À mordre la poussière à siffler dans les voiles
Le soufre de la chair le cri céruléen
Dans un corps en jachère qui trace son chemin

Quand ce nous déjà nous réunis
Quand les questions surplombent la nuit
Quand la vie suit son chemin
Identité d’ici et de demain

Ce n’est rien mon amour
Là où l’on va
Au revers des étoiles
Les horizons sont flous
Ce n’est rien mon amour
Là où l’on va
A l’envers de la toile
L’univers est au bout

Texte : cats, élisa, liotoufou, xioix, olivier
Musique : Bleu Origine - Solo guitare : xioix
Etoiles : piochées chez visyeux
22 mai 2006 à 4:52 am
Salut !
Ah, j’accroche pas trop à celle-ci. (au fait, Olivier tu fais une faute d’accord, tu dis “devait bien T’être jeté”, mais bon, ça arrive !)
Ca me rappelle ce que disait Murat sur la chanson, parfois les textes ne sont pas faits pour être chantés, “ça pue la chaise” comme il dit. Et là c’est le cas, la musique existe déjà par les yeux, les oreilles sont en trop à la fête (!). Les filigranes débordent, c’est lourd à suivre.
Et même la mélodie ne me séduit pas, elle traîne trop la patte, et le son de synthé choisi manque carrément de personnalité.
Enfin, toujours est-il que je suis content de vous entendre. J’aime votre énergie douce d’amoureux tranquilles et profonds, qui s’exhale à chaque fois plus de vos chauds sons (…m’en fous !).
PS : Je suis vraiment dur avec vous, hein. Allez, pour compenser je vous fais plein de bisous remplis de charmantes révérences !
22 mai 2006 à 4:56 am
par “son de synthé”, je voulais bien sûr parler de la guitare (excusez-moi, c’est un réflexe).
22 mai 2006 à 11:09 am
Ce n’est pas être dur que de donner son avis.
Et puis être en désaccord avec les propos de Murat est pour nous un joli compliment !
PS : Pour t’adoucir Olivier a en stock une ébauche moins chantée, mais qui sent un peu la moquette
22 mai 2006 à 6:00 pm
La guitare ce n’est que de la guitare …
Whaou! bonhomme mais c’est une critique de pro pour un petit travail collectif, le bonheur de créer ensemble et en aucun cas pour faire un tube sur les ondes !
Merci quand même d’être passé nous rendre visite. Mais rendons à césar ce qui est à césar… Nous ne serons jamais des pro parce que notre horizon est ailleurs.
Elisa
22 mai 2006 à 8:05 pm
Et bien moi je suis époustouflée!
Cette douceur de la mélodie qui prend du nerf comme un battement de coeur qui s’accélère.
Cette voix rauque et posée qui s’accroche au texte et cette féminité qui l’apaise au final !
La poésie qui vit et qui palpite, parce que là elle vit joliment et respire enfin!
Epoustouflée ! Ravie
Bravo à vous tous, et cette joie d’avoir pu mettre un petit grain dedans, merci, merci beaucoup
Baisers à Vous
cats
22 mai 2006 à 11:11 pm
(au fait, Olivier tu fais une faute d’accord, tu dis “devait bien T’être jeté”)
c’est que tout devait bien t’être jeté, à toi comme auz’autres.
Sans doute?
C’est une bonne relecture forte Olivier.
Modifions le texte, d’ailleurs.
allez, portez-vous, bien.
23 mai 2006 à 9:58 am
Quel plaisir d’entrer dans votre monde bleu, se laisser porter par la mélodie, s’accrocher à la voix, et plonger dans les mots. Ou vice versa. C’est superbe.
23 mai 2006 à 10:10 am
Je voulais juste rajouter une citation de Bobin, puisque vous l’aimez…
“L’intelligence est la force, solitaire, d’extraire du chaos de sa propre vie la poignée de lumière suffisante pour éclairer un peu plus loin que soi - vers l’autre là-bas, comme nous égaré dans le noir.”
Remplacer le noir par le bleu. Merci.
23 mai 2006 à 1:33 pm
Mon ami lio m’a demandé d’écouter une chanson à laquelle il a participé. Curieux comme toujours, j’arrive sur ce monde nommé Bleu Origine, un très joli site d’ailleurs.
Cette chanson, cette presque poésie chantée est très intéressante, les textes sont magnifiques, très poétiques, très symboliques, en fait.
Merci pour ce petit moment de plaisir acoustique,
23 mai 2006 à 7:01 pm
Et bien, et bien … j’aime la voix féminine en contrepoint ; c’est juste ce qui me manquait dans la première version. Le solo guitare sonne et résonne et la poésie chantée passe bien à travers mes oreilles …
du plaisir acoustique ! Merci !
26 mai 2006 à 8:47 pm
‘tit passage éclair…
30 mai 2006 à 1:37 am
je trouve que l’ensemble resonne comme l’echo de chacun d’entre vous, c’est une belle cohesion, c’est … j’ai aime…mon anjumeau m’a amene jusqu’a vous et merci pour ce joli moment…
31 mai 2006 à 9:40 am
çà… c’est du blog !… du beau!… du bon!…
j’aime le look, le style !…
Ce texte “Que sommes-nous” super et superbe…
Bravo !… Continuez.
31 mai 2006 à 1:10 pm
Merci pour tous vos mots bleus, qui nous encouragent à poursuivre et à nous améliorer
20 juin 2006 à 4:47 pm
merci pour le beau texte que tu as déposé sur mon espace. Je reviens lire ceux d’ici, enfin un peude temps pour flâner..
25 août 2006 à 1:28 pm
ben c’est vraiment mou…. par contre exellent musicien.
10 juillet 2007 à 5:12 pm
dans la grisaille de ce mois de juillet j’ai lu et écouté un beau texte,continuez.
mamie blue
23 mai 2008 à 5:07 pm
je suis tombée sur votre site tout à fait par hasard en cherchant pour une amie la définition de l’expression “cœur en bandoulière”.
Votre texte me touche beaucoup. Il est profond et tellement vrai. Certainement en écho avec un que j’avais écris “cendres et galaxies”. Cette angoisse existentielle qui reste sans réponse, mais tellement présente si on lève les yeux vers le ciel et qu’on cherche à voir au delà d’un présent qui souvent nous plombe…c’est exprimée avec beaucoup de talent dans ce poème. Bravo !
30 novembre 2010 à 4:27 am
[…] ai trouver une chanson/poesie avec "ou allons nous?" Ave le son: blog.bleu-origine.net/2006/05/21/eclox-444/ hum…la c’est encore plus serieux, trop […]