Dans la poche intérieure de son blouson de chair il y a un coeur qui bat de l’aile, un oiseau de sang qui picore les graines que tu as semées dans ses veines.
Il neige encore
Derrière la vitre il y a le vent, et dans le vent tes cheveux, dans tes cheveux il y a sa main, et dans sa main il y a la tienne, dans ta main son coeur qui bat, et dans son coeur il y a toi.
Il neige encore
Tous ces visages agglutinés sur tes paupières que dans un geste il démaquille. Tous ces visages agrippés à tes peurs que lentement il défigure. Tous ces visages oblitérés sur le chiffon de ta mémoire qu’il dénoue l’un après l’autre. Tous ces ailleurs envisagés.
Il neige encore
Un jour… un jour. Quand au dehors il fera froid, tu sortiras emmitouflée, sur tes épaules son blouson, là où la neige est éternelle.
5 mai 2006 à 9:22 pm
les deux premiers couplets … magnifiques !…
les deux derniers … noirs et froids