Portraits,
Vos pleurs mélangent les couleurs
Si savamment posées
Sous chacun de vos traits.
Visages,
Cessez donc toutes ces larmes
Déchirées sous le couteau
D’un peintre désarmé.
Nus,
Vos doux roses bleuissent
Les lilas de vos lèvres frémissent
Dans le froid obscur de l’atelier.
Paysages,
Vos natures se craquellent
En de mortes aquarelles
Au pied brisé d’un chevalet.
Pinceaux,
Redressez vos bois tors
Repeignez vos soies d’or
Ecoutez rire les gonds rouillés.
Portraits, visages,
Nus, paysages,
Pinceaux soyez sages
Un oeil vous dévisage.