Les dentelles brunes glissent et dansent
Suivent nos pas sur les pierres brûlantes.
Etrange ronde des aigles curieux
Sur le chemin.
Au-delà sortent des griffes et des mains
Suppliciées par la soif et l’attente
D’une pluie qui ni ne vient ni ne chante
Depuis des mois.
Les moindres cailloux s’accrochent à la vie
Sublime et patiente.
Entends rire la plaine et ses gorges sèches.
Vois comme l’olivier reste vert et fier
Pour la beauté de cette main andalouse
Qui fit jaillir la rivière,
Cueillie à sa source entre sueur et prière,
Dans la sierra altière entre pleurs et guerres.
Retiens moi à ton souffle toi qui m’accompagnes
Pour poser mes premiers pas dans ceux
De mes aïeux.
26 décembre 2005 à 2:17 am
Bravo également pour ce poème hommage à l’Olivier. C’est l’arbre de ma famille, c’est l’arbre de la famille, celui qui reste fier et vigoureux malgré des temps parfois secs… Le contraste entre les premières strophes, décrivant magnifiquement un paysage de mort (”Les moindres cailloux s’accrochent à la vie
“), et les deux dernières est magnifique.