Eclat de cri abyssal
Emerge en surface
Pâle.
Au nom de la page
L’écrit dépasse la marge
Dans une nage aisée.
Sublimes ratures
Brasse dans les ronces
D’un océan de mots acérés.
La terre est si loin.
Noyade,
Entre le ciel et l’encre
L’esprit hors des sens.
Ecriture,
Sur la table et le bras
L’épaule et les paupières
Egarée,
Au large d’une peau
A corps de papier.
Avoir encore pied.
26 décembre 2005 à 2:04 am
J’aime bien ce poème, voici une jolie métaphore pour décrire le sentiment qui nous envahi lorsque nous écrivons un poème. Les mots flottent comme l’inspiration, puis on prend sa respiration pour aller tout au fond, là où quelques idées rares se trouvent… Bravo… Je trouve aussi la thématique du bleu superbe, et bien servi par le design de ton site.