Ombres d’ambre et turquoise
Frémissent sous le saule
Au tiède d’un soleil fauve.
Frôlent mes épaules
Dans les senteurs d’armoise
D’un jour bleu qui se sauve.
Quelques sons de guitare
Dont les doigts se souviennent
Se perdent dans les herbes froissées.
Les mains se retiennent
Au fil de ces cordes fragiles
D’enflammer un flamenco osé.
Crépuscule d’ardoise
Eteint le ciel qui tremble
D’un souffle de brise sur les feuilles.
Effleure mon visage
Cueille mon rêve au passage,
L’effeuille dans les franges du soir.
Le dos dans l’herbe bleue
Je te dessine du bout du doigt
Tu danseras jusqu’à l’aurore
Un flamenco rien que pour moi.
Puis dans la fraîcheur de l’ombre
Je reviendrai… Rêver de toi.