La source m’a murmuré d’étranges choses,
Des mots brûlants,
Des larmes lourdes de peine,
Tombés sur les cailloux au fond de son lit,
Un jour de pluie sous le vent hurlant,
Et qui roulent depuis de plaines en plaines.
J’ai couru jusqu’à déployer mes ailes
Le long des rivières pour entrevoir ce reflet
Ce visage chagrin qui s’était penché sur elle.
J’ai relevé ma jupe pour ramasser les cailloux
Délivrant les cris qui ont repris leur souffle
Et je les ai écoutés jusqu’à en tomber à genoux.
J’ai retrouvé ton reflet agrippé sur la rive
Entre les joncs et les brins d’herbe bleue
Puis séché sur mon sein jusqu’à ce que son teint ravive
La source m’offre toujours d’étranges choses
Des mots souriants lavés de leur peine
Et qui dorment depuis au creux de mes mains pleines
D’amour.