I
Je vis dans une forêt
Décimée par les hommes
Où les fleurs poussent cailloux
Où les oiseaux volent sous terre
Mais sous l’écorce de tes mots
Coule la sève d’un nouveau rêve.
Babylone !
II (*)
Je cherche les mots de ces voyages
Eteints dans l’éclair d’un orage
Ils ont perdu toute naissance
Et même le sens de tes absences.
Des fleuves mauves d’encre de pluie
Mêlent les roses et bleus depuis
Teintent et parfument cette écriture
Lettres ondulantes, douces ratures.
Des lilas mauves, des bleuets roses
Poussent au fond de ce jardin
De gouttes d’encre je les arrose
Pour qu’ils fleurissent dans tes mains.